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Pigalle, New kids on the block

Après avoir agité les nuits de la capitale, les "Pain o choKolat", charmants bad boys du 9e arrondissement, ont enfin pignon sur rue, en plein cœur de ce que l'on appelle aujourd'hui le "South Pi"
(le Sud Pigalle). Les gamins qui squattaient le banc public de la place Gustave-Toudouze ont grandi. Ils sont devenus sculpteur, danseur, chanteur, graphiste, photographe... Le crew, certainement inspiré par les allers-retours entre la boulangerie et le banc pour des quatre heures viennoiseries, a mis le feu au quartier comme à un village.

 


Ils ont organisé de mémorables fêtes de la musique/barbecue avec Keziah Jones ou Keith Murray, des party au Paris Paris et ont investi le Café de la Gare lors de la Nuit blanche. La tête pensante de
ces joyeux drilles, Stephane Ashpool, et sa douce maman Doushka, une ancienne danseuse à l'accent slave reconvertie dans le consulting de mode pour des marques telles que Chopard, Gareth Pugh ou Rick Owens, ont ouvert la boutique Pigalle. La ligne directrice est claire. On y trouve des pièces de créateurs, des choses déjà portées et de l'introuvable, comme une sélection de Docteur Romanelli, du Swagger, du North Face Japon et, bien sûr, les premiers balbutiements de leur propre marque, Pigalle. On s'arrête particulièrement sur les baskets vintage 90's en toute petite taille et les robes Alaïa à prix décents.
Les Pain o choKolat proposent sans prétention une alternative
au sempiternel H&M/Zara/American Apparel. Et les pièces vont
de 1 à 1 000 euros. Une collation qui s'annonce alléchante.

Par Flora Desprats

Photographe: Paul Schmidt

Pigalle, 7 rue Henry Monier, Paris 9e

www.painochokolat.com

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